Votre panier est vide  Votre compte

Vieille branche

 1)   Tu me disais souvent « passe me voir mon garçon »

On passera le temps, on mangera un morceau

Puis on ira flâner sur les bords de l’Arnon

Profiter du bon air et du chant des oiseaux

Tu sais mon gars, les vieux deviennent centenaires

Bien plus rarement que le chêne et l’Olivier

Ne perdons pas de temps, lui qui nous est si cher

Ne perdons pas de temps, il est notre allié

 

2)   Je passais le dimanche juste après la messe

Où tu n’allais jamais, question de religion

Tes saints à toi gagnaient leurs lettres de noblesse

Dans les vieux futs de chêne cachés sous la maison

On levait notre verre à la santé du monde

Dans le secret espoir de lendemains plus doux

Tu parlais de grand-mère juste quelques secondes

Je la voyais s’assoir et trinquer avec nous

 

REFRAIN:

Toi la vieille branche et moi le bourgeon

En habit du dimanche, la fleur au veston

Balayons de la manche le sable coloré

Qui s’écoule en silence du grand sablier

 

3)   Tu m’as donné le LA lorsque j’étais un drôle

Donné le gout du verbe et des bonnes formules

Je sais à qui je dois mon esprit de Guignol

Et cette langue acerbe et toujours bien pendue

Si mon sale caractère est comme un héritage

Je l’entretiens, c’est sûr,  en souvenir de toi

C’est la faute à grand père, quand éclate l’orage

C’est la faute à grand père, génétique fait loi.

 

4)   Je garderai de toi, dans un étui carton

Ce vieil harmonica que tu m’avais offert

Ramené autrefois de ce pays Teuton

Où tu étais parti jouer les militaires

Il est en bonne place dans ma boite à Trésors

Au milieu des babioles sacrées de ma jeunesse

Il se fait  lancinant quand parfois il en sort

Un peu comme dans « il était une fois dans l’Ouest »

 Refrain

 5)   Tu vois, je pense à toi, je t’ai pris quelques fleurs

Que je dépose ici, à tes pieds, enfin presque

Devant le marbre froid, plus forte est la douleur

Je te préfère blotti, bien au chaud sous ma veste

Dans mon cœur et mes veines,  il reste un peu de toi

Et tes mains pèsent encore sur mes épaules frêles

Où que le vent me mène, j’emboiterai le pas

Au risque, comme toi, de me brûler les ailes

 

6)  En guise de pied de nez, d’un geste maladroit

Je rends hommage au père, au fils, au Saint esprit

Avant de regagner les grilles de l’endroit

Où les mines sont tristes et le rire interdit

Tu me pardonneras d’éviter l’oraison

Qui est pourtant de mise dans  cet enclos funeste

Car je m’en vais  flâner sur le bord de l’Arnon

Ecouter les oiseaux pour le temps qui me reste

 Refrain

 

Fred DAUBERT

 

vieille-branche-1.pdf vieille-branche-1.pdf

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×