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Les vacances chez Mémé

1)-Je n’étais pas bien vieux, quatre ou cinq ans, peut être six,

quand on m’a lâché au milieu de cette agricole oasis.

Une île, un no man’s land, un coin de terre un peu perdu

où les chien vivent jusqu’à vingt ans, loin du tumulte de la rue.

J’en ai passé du temps, à jouer et à faire le con

sous le regard bienveillant d’une grand-mère de compétition.

Un mètre cinquante d’amour, quarante kilos de gentillesse.

Quatre vingt ans dans quelques jours, depuis elle a changé d’adresse

 

 REFRAIN:

Les vacances chez mémé, c’est des soirées autour du feu,

c’est de la paille dans les cheveux et les chaussures un peu crottées

les vacances chez mémé, c’est l’air pur et la liberté.

Un vieux tracteur dans une allée et la sieste après déjeuner

 

2)- On s’faisait des cabanes avec du bois et des bouts d’ficelle

sur les branches d’un vieux platane, on se sentait plus près du ciel.

On déboulait à fond la caisse,  grimpés sur un vélo sans frein

Gare à la poule qui traverse, elle sera au menu demain.

Qu’ils aient eu deux ou quatre pattes, je crois qu’on les a rendus chèvres,

les animaux n’avaient qu’une hâte, celle que nos vacances s’achèvent.

Elles s’achevaient et c’est bien triste, la larme à l’œil et le cœur gros

on regagnait comme des artistes, la loge quand tombe le rideau

 Refrain

3)-  Rien, c’est déjà beaucoup. Là bas, pas de luxe insensé.

Pas de douche, pas de lavabo, ni de toilettes, alors on allait

Le soir soulager sous la lune, des envies qui n’attendaient pas,

faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, le crédo c’était ça.

Puis on se glissait sous la tente, qu’on s’imaginait sous les draps,

Les pieds sur la brique brûlante que mémé avait posée là.

On s’évadait dans un soupir, à la conquête de rêves fous

Nos bouilles s’ornaient d’un sourire à l’heure où chante le hibou

 Refrain

4)-  Quand parfois je m’arrête au bout du grand chemin,

près de la boite aux lettres qui ne reçoit plus rien,

les souvenirs se pressent, je revois le gamin

roulant à fond la caisse sur un vélo sans freins.

Alors, je redémarre, nostalgique mais heureux

L’écho de ma mémoire, ma ramène en ce lieu

Cette île, ce no man’s land, ce coin de terre un peu perdu

où les chiens faisaient semblant d’être méchants mais qui l’eut cru

 

Fred DAUBERT

Téléchargez le PDF: les-vacances-chez-meme.pdf les-vacances-chez-meme.pdf

 

Illustration des "Vacances chez mémé" par Damien Pavé

Dessin meme

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